24 septembre 2025

Heure: 8h30
Lieu: En salle FAS-413 et sur Zoom

Pour information
daphnee.dion-carrier.1@ulaval.ca

Florence Pasche Guignard, professeure agrégée à la Faculté de théologie et de sciences religieuses, vous invite à participer à une conférence offerte par Séraphin Balla, anthropologue à l'Université de Yaoundé I au Cameroun et professeur associé au Département d'anthropologie à l'Université Laval.

La lutte contre les forces du mal à travers les activités de guérison et de délivrance spirituelle est une composante essentielle du prosélytisme des églises pentecôtistes en Afrique subsaharienne. Ces activités ont déjà été suffisamment documentées, avec la démonstration que leur essor, dans un contexte de libéralisation religieuse, a partie liée avec «le contentieux matériel» (Tonda 2011) et la « modernité insécurisée » (Laurent et al. 2013). Mais beaucoup reste à comprendre, notamment comment se fait concrètement la prise en charge des « possédés » et des « envoutés » des églises, dont la grande majorité sont les femmes. La présente communication tente alors, sur la base des enquêtes menées à Yaoundé (Cameroun), de mettre en lumière comment, au-delà de la préoccupation à endiguer les influences malveillantes, le chemin de guérison/délivrance induit chez les femmes, un renforcement de leur agentivité et un réarmement moral face à certaines valeurs traditionnelles et mondaines sur la conjugalité et à la parentalité (polygamie, lévirat, dot, sexualité hors mariage, etc.). Toutefois, ce processus de subjectivation féminine n’aboutit pas à une remise en question, mais plutôt à un renforcement des rapports de genre où la femme est davantage valorisée comme «épouse» et «mère». 

Pour participer en ligne, inscrivez-vous!