La Faculté vous propose quelques publications récentes...

Autorité et Magistère

Par Gilles Routhier et François Nault
Éditions Médiaspaul, 2014

L’autorité dans l’Église ne peut se ramener à l’idée simple d’une autorité se concentrant dans la personne du pape ou dans son centre romain. L’enseignement du concile Vatican II sur le sujet est plus complexe et plus riche. Ainsi, il faut parler d’une autorité polycentrique, faisant intervenir l’autorité de l’Écriture, de la tradition, du magistère (pape, collège des évêques, conférences épiscopales), des théologiens, du sensus fidelium, de la conscience, de l’expérience, de la pratique. De plus, il y a une hiérarchie des autorités, où l’Écriture est première.

La question de l’autorité a dominé le Concile, en raison des débats musclés sur les « sources de la Révélation » (Écriture et tradition), et de ceux, non moins vifs, sur la collégialité épiscopale et les conférences épiscopales, sur l’autorité de la conscience, de l’expérience, de la pratique, lors du débat autour de Gaudium et spes. Les auteurs analysent cette problématique avec une rare compétence autant pour la saison conciliaire que postconciliaire.

La formation presbytérale aujourd’hui

Sous la direction de Marc Pelchat
Éditions Novalis, 2014

Un renouvellement constant de la formation presbytérale est rendu nécessaire par les nouveaux défis posés à la mission de l’Église dans le monde actuel. L’orientation missionnaire et la finalité pastorale du ministère presbytéral, telles que souhaitées et voulues par les pères conciliaires, sont-elles vraiment mises en œuvre dans la formation actuelle des candidats au ministère presbytéral?

Les mutations contemporaines du contexte pastoral, les nouveaux styles de vie, les requêtes pour une meilleure intégration des dimensions spirituelle, intellectuelle, psychologique, affective et sexuelle, posent de nouveaux défis à la fonction ecclésiale de formation au presbytérat.

L’enjeu principal de la formation des prêtres aujourd’hui se situe peut-être dans l’enracinement relationnel (intime relation à Dieu et indéfectible relation à l’humanité) de leur ministère pastoral, avec son exigence de présence au monde et de dialogue avec les hommes et les femmes de ce temps.

Pour réfléchir sur ces questions, la Chaire de théologie Monseigneur-de-Laval a tenu en juin 2013 un colloque international réunissant à l’Université Laval une centaine de participants associés à la formation des candidats au ministère presbytéral dans divers pays du Nord et du Sud, des Amériques, d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Ce livre lui donne un prolongement afin de poursuivre la réflexion.

Huguenots et protestants francophones au Québec - Fragments d'histoire

Par Marie-Claude Rocher, Marc Pelchat, Philippe Chareyre et Didier Poton
Éditions Novalis, 2014

La société québécoise traditionnelle a longtemps été présentée comme une communauté homogène, fortement attachée à sa terre, à sa langue française et à sa religion catholique romaine. Dans un contexte où langue, culture, espace et identité s’entremêlaient, les protestants francophones formaient un groupe social doublement minoritaire : protestants dans une société dominée par le pouvoir catholique, francophones parmi leurs coreligionnaires anglais. On comprend dès lors le silence de l’histoire à leur égard.

Malgré leur rôle important dans les premières activités de la colonie comme dans le développement sociale et économique ultérieur, les traces mêmes de leur présence historiques sont aujourd’hui difficiles à identifier. Aucun inventaire ne reconnaît le patrimoine des protestants francophones du Québec, les sources sont lacunaires et le culte protestant, issu de la Réforme du XVIe siècle et centré sur la Parole, se caractérise par sa simplicité, faisant peu de place à l’architecture et à l’art religieux. C’est à la découverte de ces traces, matérielles et immatérielles, que ce livre est consacré.

Dans l’état actuel de la recherche, il est impossible de construire le récit continu de cette présence historique. Le but du livre est donc d’en éclairer certains aspects mais surtout, d’examiner les traces mémorielles de cette présence. Appuyé par une documentation iconographique exceptionnellement riche, fruit de collaborations avec plusieurs institutions muséales québécoises et françaises, l’ensemble réunit des travaux de recherches récents ou en cours dans des domaines diversifiés afin de proposer une réflexion sur la mémoire et l’oubli, sur l’histoire et les silences de l’histoire.

A experiência ritual cristâ

Par Ângelo Cardita
Éditions Circulo universitário, 2014

Dans cet ouvrage, nous reprenons, avec un style pédagogique, le cœur de notre thèse de doctorat qui est aussi le centre de confluence de nos recherches en théologie sacramentaire, liturgie et théologie fondamentale : pourquoi l’expérience de foi chrétienne a-t-elle besoin de l’expérience rituelle? Pourquoi l’expérience du mystère du Christ demande-t-elle la participation active aux rites de l’Église?

Après une introduction où nous posons la question de l’expérience humaine et rituelle au-delà de l’opposition entre le vécu subjectif et l’analyse objective, nous proposons un parcours réflexif qui va des « conditions pour une pratique théologique en contexte » jusqu’à la considération de « la liturgie chrétienne dans la postmodernité ».

Entre ces deux chapitres, nous étudions le rapport entre la « participation active » à la liturgie et la « médiation christologique », rapport qui a été introduit dans la méthode théologique par le mouvement liturgique et qui représente pour nous, aujourd’hui, une véritable « approche critique à la ritualité chrétienne ». Tout en nous concentrant sur deux figures majeures de la théologie liturgique et sacramentaire du XXe siècle (O. Casel et K. Rahner), nous nous référons ensuite à « l’héritage de la théologie récente » dans le but d’affiner notre hypothèse de corrélation entre l’aspect « catégoriel » de l’expérience rituelle et la dimension « transcendantale » de son horizon de sens christologique.

La proposition d’une « reconduction » anthropologique de la théologie se concrétise dans les diverses « confluences sur le symbole » en action autant dans la théologie (notamment, la sacramentaire et la fondamentale) que dans la philosophie (notamment, herméneutique) et les sciences humaines (notamment, l’anthropologie rituelle), appelées, selon nous, à envisager le rite « comme une médiation religieuse capable de promouvoir l’immédiateté de la foi, une extériorité qui ouvre vers l’intériorité qui la génère ». Dans la conclusion, l’enjeu du rapport foi-rite est relancé comme question de la relation avec Jésus, le Christ.

Actualités

14 novembre

Dominer ou s'abandonner : Complexité d'une dynamique en soins spirituels pédiatriques - Conférence publique le 9 décembre à 17 h 30

La prochaine édition des Conférences publiques de la Chaire Religion, spiritualité et santé sera offerte par la [...] En savoir plus

11 novembre

Le professeur Robert Mager nommé «Directeur de programme» par excellence

Le professeur Robert Mager, directeur du programme de Doctorat en théologie pratique, s’est vu décerner le prix [...] En savoir plus

22 octobre

Colloque « De l'invention d'une paroisse à la réinvention des paroisses » les 8-9 décembre

À l’occasion du 350e anniversaire de la fondation de la paroisse Notre-Dame de Québec, la Chaire Monseigneur-de-Laval [...] En savoir plus